(A.P.Hawzah) – Muhyiddin Yıldırım, président de l’Association des responsables religieux de Turquie, s’est exprimé lors de la cinquième rencontre internationale de la Bi‘tha de la Oumma de Mohammad (PSL), organisée le mercredi 14 octobre 2026 à l’initiative de l’Assemblée mondiale Qademoun. Intervenant sur le thème « Comment devenir une Oumma ? », il a insisté sur la nécessité de renforcer l’unité entre les musulmans, d’assumer des responsabilités collectives et de rester fidèles aux enseignements du Saint Coran et à la tradition du Prophète Muhammad (PSL).
Évoquant l’importance de la notion d’Oumma dans la pensée islamique, il a expliqué que la constitution d’une véritable communauté musulmane ne se résume ni à une proximité géographique ni au simple fait de se réunir. Elle exige également des objectifs communs, un partage des responsabilités, une coopération organisée et des efforts collectifs pour concrétiser les valeurs coraniques.
S’appuyant sur le verset 104 de la sourate Al-Imran, Yıldırım a souligné la nécessité d’appeler au bien, d’ordonner le convenable et d’interdire le blâmable. Il a présenté ces responsabilités comme des fondements essentiels à la formation d’une société unie et responsable. Il a rappelé que, pour parvenir à l’unité, les musulmans devaient dépasser le stade d’une coexistence purement formelle et se sentir responsables les uns des autres, de leurs problèmes et de leurs besoins respectifs.
Le président de l’Association des responsables religieux de Turquie a cité la fraternité dans la foi, le soutien aux musulmans dans les moments difficiles, la défense de leurs droits respectifs et le règlement des différends à la lumière du Coran et de la Sunna parmi les principes fondamentaux de l’Oumma. Il a également insisté sur la nécessité de renoncer aux préjugés sectaires, de développer un langage et une compréhension communs et de renforcer la conscience des responsabilités réciproques entre musulmans.
Se référant aux versets 103 de la sourate Al-Imran et 71 de la sourate At-Tawba, Yıldırım a présenté l’unité et la solidarité comme des conditions essentielles à la préservation de la cohésion de la communauté musulmane. Il a affirmé que les musulmans devaient partager les joies comme les épreuves les uns des autres, soutenir les initiatives bénéfiques et souhaiter à leurs frères le bien et la prospérité comme ils les souhaitent pour eux-mêmes.
Yıldırım a également insisté sur la nécessité de lutter contre le racisme et les préjugés ethniques et religieux, soulignant l’importance de préserver les liens qui unissent les musulmans. Il a averti que les divergences, lorsqu’elles sont mal gérées, pouvaient affaiblir la capacité d’action et la cohésion de la communauté musulmane.
Dans une autre partie de son intervention, s’appuyant sur les versets coraniques qui mettent en garde contre les querelles et la trahison des dépôts confiés, il a souligné l’importance de la sincérité, de la confiance mutuelle et de la lutte contre l’hypocrisie, l’orgueil, la cupidité, l’envie, l’ostentation et le mensonge dans les relations entre musulmans. Il a également présenté la concertation et la participation de personnes compétentes aux décisions collectives comme des facteurs essentiels pour renforcer l’unité et organiser les affaires de la communauté.
Évoquant l’importance d’ordonner le convenable, d’interdire le blâmable et d’établir la justice, le président de l’Association des responsables religieux de Turquie a précisé que la réalisation des objectifs de la communauté musulmane exige une répartition claire des responsabilités, une définition des tâches adaptée aux besoins ainsi que des mécanismes de suivi et d’évaluation. Selon lui, les initiatives communes doivent produire des résultats concrets et bénéfiques pour les sociétés musulmanes, tandis que les responsabilités assumées doivent faire l’objet d’un suivi transparent.
Il a également insisté sur la nécessité de privilégier les objectifs communs dans les périodes difficiles. Les musulmans doivent, a-t-il souligné, éviter de se laisser absorber par des différends secondaires et donner la priorité aux questions sur lesquelles un accord et une coopération sont possibles. Il a cité la bienveillance dans les relations entre musulmans, la patience, la modération ainsi que le renforcement de la conscience et de l’identité islamiques communes parmi les facteurs susceptibles de consolider l’unité de l’Oumma.
Poursuivant son intervention, Yıldırım a présenté l’éducation et la formation comme des leviers essentiels du renforcement de la solidarité islamique. Il a insisté sur la nécessité d’intégrer les notions liées à l’unité de l’Oumma dans les programmes éducatifs, de développer les activités communes et de sensibiliser davantage les musulmans à leurs responsabilités collectives. Il a également souligné que la prière et la confiance en Dieu, conjuguées aux efforts concrets et à l’accomplissement des responsabilités, constituaient des dimensions essentielles de la marche vers l’unité islamique.
En conclusion, Yıldırım a souligné que l’appartenance à une Oumma devait se traduire concrètement dans le comportement des musulmans, leur coopération, leur quête de justice et leur sens des responsabilités. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la foi, la confiance mutuelle et la concertation, ainsi que de conjuguer les efforts au service du bien commun. Il a enfin appelé les musulmans à agir de manière coordonnée pour préserver leur unité et mettre en pratique les enseignements du Saint Coran.




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